L’association Petits Frères des Pauvres accueille déjà plusieurs mécènes de compétences et souhaite encourager ce dispositif, particulièrement intéressant pour les profils expérimentés en quête de sens ou approchant l’âge de la retraite.
Interview : Rencontre avec Laurent, mécène de compétences chez les Petits Frères des Pauvres
Laurent est un ex salarié de BNP Paribas, engagé depuis près de 2 ans en mécénat de compétences chez les Petits Frères des Pauvres pour accompagner les salariés et bénévoles dans la lutte contre l’isolement des personnes âgées.
Comment vous est venue l’idée du mécénat de compétences ?
Le désir de me rendre utile.
J’étais IT Continuity Officer à BNP Paribas, un poste très prenant, axé sur la gestion des risques liés à la continuité d’activité de la banque. C’était passionnant mais assez hors-sol : j’éprouvais le désir de retrouver un contact humain et une activité socialement positive.
Parallèlement, j’étais (et je suis toujours) aidant de ma mère, alors âgée de 91 ans, ce qui m’a sensibilisé à la cause des personnes âgées avant même de connaître les Petits Frères des Pauvres. Lorsque l’opportunité de mécénat de compétences s’est présentée, je me suis renseigné sur ce que faisaient différentes associations et j’ai été rapidement convaincu par Les Petits Frères des Pauvres, en particulier grâce aux personnes rencontrées : passionnées, souriantes, avenantes… le genre de gens avec qui j’aurais aimé travailler.
Qu’est-ce que cette expérience de mécénat vous a apporté ?
J’ai découvert ce qu’est une association, son fonctionnement, et j’ai été frappé par la chaleur humaine qui y règne. On sent un vrai esprit de fraternité, une entraide permanente entre bénévoles et salariés et un enthousiasme partagé autour de la même cause. J’ai rencontré des gens formidables, ouverts et prêts à ne laisser personne de côté.
J’ai aussi apprécié de pouvoir évoluer entre différentes missions, au niveau national comme local, et surtout de créer des liens directs avec les personnes âgées accompagnées.
Quelles missions avez-vous menées aux Petits Frères des Pauvres ?
J’ai un statut un peu particulier, avec initialement une double mission :
- Trois jours par semaine au pôle bénévolat et engagement, où j’ai entre autres choses mis en place des journées de solidarité entreprise et géré les sollicitations d’autres entreprises souhaitant faire du bénévolat ponctuel chez nous.
- Deux jours par semaine avec l’équipe d’action territoriale de Melun, pour soutenir la coordinatrice de développement social qui chapeaute les groupes de bénévoles de la région. Elle et moi avons notamment lancé la première « Baraque à Frat’ » (un dispositif itinérant de convivialité pour aller à la rencontre des personnes âgées isolées) et j’ai participé aux 11 premières tournées dans des villages de la région de Melun.
Comme j’avais encore un peu de temps et l’envie de faire plus, j’ai aussi assisté et soutenu le service mécénat de longue durée au siège des Petits Frères des Pauvres, en accueillant et développant les candidatures de futurs mécènes de compétences. J’ai également animé des formations, accompagné des volontaires européens, et je suis bénévole à Montreuil pour l’accompagnement d’une personne âgée.
Tout cela me donne une vision globale : du national vers le local et inversement.
Que diriez-vous à ceux qui hésitent à se lancer dans ce mécénat ?
Le mécénat de compétences est un excellent tremplin pour préparer sa retraite, surtout si on veut continuer à être actif sans la pression d’un poste très exigeant. Il offre une transition douce, moins stressante, et permet de conserver un lien social fort. De mon côté, je compte rester bénévole aux Petits Frères des Pauvres après mon mécénat. Ainsi, je ne coupe pas totalement avec le monde du travail : je réduis peu à peu la voilure, tout en me sentant utile et en tenant compte de mes contraintes personnelles.
À quoi peuvent s’attendre les futurs mécènes ?
Le fait d’avoir vécu exactement cette démarche me permet de mieux comprendre les questions et les craintes de ceux qui envisagent de franchir le pas. Moi par exemple, j’étais dans l’informatique, et pourtant j’ai trouvé d’autres compétences à partager avec l’association, dans la gestion de projets, l’organisation d’événements, l’accueil ou l’accompagnement.
Les Petits Frères des Pauvres vous demandent ce que vous souhaitez et pouvez leur apporter, puis ils vous orientent vers des projets ponctuels ou de plus longue durée pour soutenir leurs actions, sans jamais remplacer les salariés de l’association.
J’invite ceux qui hésitent à se rapprocher du pôle mécénat des Petits Frères des Pauvres (retrouvez le contact en fin d’article) qui saura répondre à leurs questions et les guider dans leur démarche.
Le mécénat, une occasion de donner du sens à son parcours
S’engager en mécénat de compétences chez les Petits Frères des Pauvres, c’est mettre ses talents au service d’une mission avec des enjeux sociétaux forts : lutter contre l’isolement et la précarité des personnes âgées pour favoriser une vieillesse digne.
C’est aussi saisir l’occasion d’un tremplin vers la retraite pour des salariés expérimentés, désireux de retrouver un contact chaleureux et de contribuer à des projets concrets.
Intéressé(e) par ce dispositif ? Prenez contact avec Jade Dabal de notre pôle mécénat :
Par email : jade.dabal@petitsfreresdespauvres.fr
Par téléphone : 06 64 05 94 98
Vous y trouverez un accompagnement personnalisé, des missions variées et la certitude de produire un impact social à forte valeur ajoutée.