Qu'est-ce qui vous a inspirée à envisager un legs en notre faveur ?
C’était en 2000, l’année où malheureusement j’ai perdu ma maman. J’habitais alors les États-Unis et je suis rentrée en France pour être là pour ses funérailles. En rangeant ses affaires personnelles, j’ai découvert du courrier qui venait des Petits Frères des Pauvres que je ne connaissais absolument pas étant donné que j’habitais les États-Unis.
Très proche de ma maman, je voulais lui faire plaisir. Je me suis donc mis en rapport avec les Petits Frères des Pauvres et je leur ai envoyé un petit don. Puis, j’ai pris rendez-vous et je suis venue vous rencontrer à Paris. C’est là que tout a commencé.
Pourquoi cette cause vous tient-elle particulièrement à cœur ?
La vie de certains de nos aînés seuls, délaissés par leurs familles ou qui n’en n’ont plus m’a toujours beaucoup touchée. Moi-même, je n’ai pas de famille. S’occuper de nos aînés est très enrichissant.
Aviez-vous des appréhensions avant de prendre cette décision ?
Absolument pas. J’ai bien réfléchi. Je savais que c’était ce qu’il fallait que je fasse.
Êtes-vous satisfaite du conseil apporté par notre service ?
Oui. On a répondu à toutes mes questions et pris le temps qu’il fallait. Ma situation était alors différente : je vivais aux États-Unis. On a prévu ce qu’il adviendrait de mon corps à mon décès et son transfert en France. Tout m’a très bien été expliqué.
Vous sentez-vous en confiance quant à l’utilisation future de votre legs ?
Je suis vraiment rassurée. Je sais que ça se passera dans de très bonnes conditions. C’est une œuvre très sérieuse donc je n’ai vraiment aucun doute de ce côté-là.
Quel impact espérez-vous voir grâce à cette contribution ?
J’espère que ça permettra d’améliorer la situation de certaines personnes dans le besoin et qui vivent seules : pouvoir leur organiser des petites sorties, des déjeuners, des réunions sympathiques et ainsi permettre de les sortir de leur isolement. C’est ça qui me ferait très plaisir et je sais que tout sera fait dans ce sens.
Quel message aimeriez-vous transmettre à ceux qui envisagent mais hésitent à faire un legs ?
Il faut évidemment prendre le temps de réfléchir avant de réaliser ce choix important. Je crois que chacun devrait définir ses priorités avant de quitter ce monde. En ce qui me concerne, c’était de soutenir une cause à laquelle je tiens.
Qu’est-ce que cette décision a changé pour vous ?
Ce choix m’a rassurée étant donné que je vis seule et que je n’ai pas de famille. Je sais que mon legs sera utilisé pour le bien-être des personnes âgées. Je suis entre de « bonnes mains » si je puis m’exprimer ainsi. Les Petits Frères des Pauvres veilleront sur l’organisation de mes obsèques. C’est très rassurant de savoir qu’ils seront là dans mes derniers moments.
Propos recueillis par Isaac Albrecht et Bruno Martinez